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Tempêtes et Inondations : liées à la pollution ?

Modifications du climat? Réchauffement climatique? Dérèglement climatique? La controverse au sein de la communauté scientifique fait rage aujourd’hui en soulevant les passions et les questions. Et même si l’évolution du climat planétaire ne fait pas encore l’objet d’une appellation irréfutable, la multiplication des symptômes d’une maladie qui prennent la forme d’événements climatiques exceptionnels comme les inondations ou les fortes tempêtes est enregistrée partout sur la planète. Y-a-t-il un lien de cause à effet entre ces événements et la pollution de l’air? En tout cas la question est sur la table.

Des évidences factuelles
Une chose est sûre et certaine parce qu’elle peut être vérifiée très facilement par les faits et les mesures des scientifiques, la température moyenne sur la planète augmente et a tendance même à s’accélérer au cours des dernières décennies. Mais pour certains scientifiques avant de conclure formellement à un quelconque réchauffement climatique de la planète, il faut considérer une période de temps beaucoup plus importante que celle considérée actuellement par certains scientifiques et météorologues. L’Histoire récente de l’Humanité nous appelle en effet à la réserve; ainsi, la terre du Groenland, exempte de glace il n’y a pas un millénaire, se retrouve aujourd’hui sous les glaciers sans que l’on puisse trouver quelque lien de cause à effet avec l’industrialisation humaine ou l’émission de gaz à effet de serre.
Des corrélations de plus en plus officielles
Pourtant de plus en plus d’organes officiels comme l’Organisation Météorologique Mondiale (www.wmo.int) n’hésitent plus à relier les phénomènes extrêmes récents et vécus en 2013 avec un vrai réchauffement climatique de la planète provoqué par les Hommes. Ainsi dans son dernier rapport publié en Mars dernier, cette organisation met en exergue la série d’événements climatiques de l’année dernière comme la plus grande canicule de tous les temps en Australie, le typhon Haiyan aux Philippines et la série de pluies diluviennes du sud de la France ayant occasionné des inondations comme autant de signes probants de ce réchauffement.
Dès 2007, l’IPCC (ou panel intergouvernemental pour le changement climatique, www.ipcc.ch/publications_ and_data) n’hésitait pas à conclure que les émissions de gaz à effet de serre dont les quantités émises au cours des 3 premières décennies du XXième siècle devraient littéralement exploser (hausses prévues de + 30 à 90%), devraient accentuer encore plus le réchauffement climatique de la planète. Parmi les conséquences évoquées par l’IPCC, figure «une augmentation probable d’intensité des cyclones tropicaux» et «une augmentation très probable des précipitations aux latitudes élevées».
La prise de conscience des pouvoirs publics
De sorte que de plus en plus de spécialistes scientifiques sont convaincus aujourd’hui de la corrélation entre l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques et les manifestations catastrophiques exceptionnelles qui se multiplient sur la planète. Les états commencent à se mobiliser pour prévenir les conséquences d’événements naturels de plus en plus fréquents et violents. Ainsi en France où 17 millions de personnes sont exposées au risque d’inondation, où 9 millions d’emplois sont directement concernés par le débordement des nombreux cours d’eau et où chaque année, le coût pour la société des dommages dus aux catastrophes naturelles flirte avec le milliard d’euros, les autorités gouvernementales (http://www.developpement-durable.gouv.fr) commencent à mener une vraie politique de prévention des risques inondation en appliquant les exigences de la Directive européenne dite inondation et le plan submersions rapides sur la période 2011-2016 élaboré à la suite de la tempête Xynthia et des inondations du Var de 2010.Liée ou pas à la pollution, l’augmentation inquiétante du nombre d’inondations et des tempêtes est incontestable. Pour les populations en première ligne, la situation semble irréversible et doit être gérée du mieux possible.